mardi 29 mai 2012

FILIERE AVICOLE SENEGALAISE Menaces sur un secteur très rentable

mardi 8 novembre 2011
Le secteur avicole sénégalais qui a un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards CFA, fait face à de réelles difficultés. Les professionnels du secteur se plaignent d’une situation trop fluctuante liée à l’importation de produits qui envahissent le marché. Le Brésil a déposé une plainte devant l’Organisation Mondiale de la Santé (OMC) pour protectionnisme.
Amadou Mbodj, le président de la Fédération des Acteurs de la Filière Avicole (FAFA) du Sénégal est formel, la viande de poulet peut être plus accessible aux Sénégalais si les mesures d’accompagnement adéquates sont prises pour assister leur secteur. Il s’agit essentiellement de mieux accompagner les investisseurs et de rassurer davantage sur la question de l’importation. A ce niveau, Amadou Mbodj explique que le Sénégal est au banc des accusés à l’OMC. C’est le Brésil qui a saisi les autorités de l’OMC pour dénoncer des pratiques de protectionnisme révèle le président de la FAFA. Des concertations se mènent pour apprécier la plainte du Brésil. Tous les professionnels sont préoccupés par la question de l’importation car le gouvernement n’a pris qu’un décret de suspension. Cela ressemble fortement à une épée de Damoclès et beaucoup d’acteurs hésitent à mettre plus d’argent alors que la production peut passer du simple au double affirme Mbodj.
Au Sénégal, malgré une longue tradition d’élevage de poulets, Il n’existe pratiquement pas d’élevage industriel. L’aviculture sénégalaise constitue pourtant un maillon dynamique de l’économie nationale. Le secteur avicole sénégalais qui est aujourd’hui à une production de 15 millions de poulets de chair par an, connaît une hausse permanente. Elle a créé près de 10 mille emplois directs et indirects tout en mobilisant un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards F Cfa, dont la moitié est destinée aux investissements structurants. Les importations des viandes de volaille étaient de 2.412 tonnes en 2000, 3.840 tonnes en 2001, 7.930 tonnes en 2002, 11.950 tonnes en 2003 et 13.697 tonnes en 2004. Entre 2005 et 2010, l’évolution de la production avicole locale est passée de 6 à 15 millions pour les poussins, 324 à 472 millions pour les œufs, 9 à 24 tonnes pour la viande et enfin 180 à 300 tonnes pour la capacité de production aliment. Ces statistiques, de la Direction de l’élevage (2010), témoignent d’une nette progression dans tout le secteur. De plus, environ 15 mille personnes s’affairent aujourd’hui autour de cette filière très porteuse. Ils sont à la fois dans la production et dans la distribution. La préparation des volailles se fait habituellement dans des tueries artisanales améliorées ou non, intégrées dans des fermes de production de poulets de chair. Parallèlement, il existe des installations de prestation de service appelées « déplumeuses », mais aussi des tueries dans les grands marchés polyvalents. D’après le rapport d’audit sanitaire conjoint (DSV-PDMAS 2010), il existe 11 installations de transformation de volailles dans la région des Niayes : 7 intégrées dans une ferme de production et 4 « déplumeuses ». Pour l’heure, il existe 2 ou 3 éleveurs qui commencent à faire de la découpe et à améliorer la qualité commerciale de leurs produits par un meilleur conditionnement. Ce volet est important car les pays de l’Union Européenne sont très exigeants dans la qualité.
Les facteurs bloquants
La transformation des produits avicoles est quasi absente du fait de l’inexistence des unités industrielles et de formation. On note également quelques facteurs bloquants dans ce secteur dont la gestion du foncier, la législation, le manque d’infrastructures, entre autres. Le coût de la production préoccupe parce que le poussin producteur coûte 4.000 FCFA. Les acteurs du secteur regrettent également le manque d’infrastructures. En effet, il n’y a pas d’abattoir-volaille, ni de chambre froide au Sénégal. D’après les propos d’Amadou Mbodj, président de la Fédération des Acteurs de la Filière Avicole (FAFA) « Un projet d’environ 17 milliards a été créé pour améliorer le secteur mais il reste toujours en suspens et ceux qui sont chargés de sa mise en œuvre évoquent des problèmes de gestion ». Selon ce dernier, le coût pour disposer d’un abattoir tournerait autour de 150 millions FCFA. Une fois construit, les acteurs de la filière pourraient y gagner une part importante de marché. Et, au lieu de 15 millions de poulets (chiffre actuel), le Sénégal passerait alors à 30 millions de poulets par an.
En étalant sa feuille de route et en affichant ses ambitions, le président de la FAFA n’oublie pas d’évoquer tous les obstacles auxquels font face les acteurs du secteur avicole : « Je fais partie des gens qui ont le plus souffert dans ce secteur. Je suis présent dans la filière depuis plus de 20 ans. En un moment donné, j’avais arrêté parce que j’avais du mal à écouler 500 poulets avec les importations en masse. L’Etat n’avait rien fait du tout à cette époque. Même des vendeurs de poissons au marché poisson de Pikine, s’adonnaient à la vente de cuisses de poulets », se rappelle M. Mbodj. S’y ajoute que la carence au niveau du système de congélation a engendré la rupture de poulets au Sénégal. Non sans oublier le problème financier pour le stockage et les coupures intempestives de courant qui créent des désagréments au niveau de la conservation.
Dans la même veine, Idrissa Kama, le président de l’Union Nationale des Acteurs de Filière Avicole du Sénégal et vice-président de l’Union des Organisations de la Filière Avicole des Etats de l’UEMOA rejoint l’idée d’Amadou Mbodj et parle des difficultés du secteur. « Les investissements au niveau de la filière avicole ne sont pas encore conséquents. S’agissant des poulets, nous ne sommes pas encore compétitifs sur le marché. Nous attendons au niveau de l’Etat la mise en place d’un abattoir. C’est à dire que le Sénégal doit avoir des chaînes de distribution, des systèmes de congélation pour arriver à un niveau performant. Nous avions mis en place un programme d’abattoir mais il reste toujours insignifiant », regrette t-il.
Importation frauduleuse de poulets
En 2005, l’évolution inquiétante de la grippe aviaire dans le monde avait conduit le Ministère de l’Elevage à introduire un arrêté interministériel n° 007717 du 24 Novembre 2005. Cet arrêté interdisait toute importation de produits de l’aviculture et de matériels avicoles usagés afin de limiter les risques d’introduction de la grippe aviaire via les circuits commerciaux. Le Ministère d l’Elevage avait aussi mis en place un Comité National de prévention et de lutte contre la Grippe Aviaire (CONAGA), un organe multisectoriel et multidisciplinaire. Malgré tout ce dispositif, l’importation frauduleuse de poulets continue à inonder le marché sénégalais. Selon Dr Baba Sall du Ministère de l’Elevage, les agents des services départementaux de l’élevage de la région de Dakar avaient saisi sur le marché dakarois des produits frauduleux. En l’occurrence, 14 kg de cuisses de poulets à Guédiawaye en Juin 2011, 17,5 kg de cuisses de poulets à Pikine Ben Barack le 17 Août 2011 et 280 poulets entiers produits en Uruguay et au Brésil pour un poids total de 560 kg le 19 Août 2011. Sans oublier, la saisie de 120 kg de cuisses de poulets dissimulés dans des cartons de viandes congelées, en Avril 2011. Ce container pris au niveau du port provenait d’Italie. Malgré l’essor noté depuis 2005, le risque du virus H1N1 est toujours là et la filière avicole toujours fragile. « La maladie est toujours là. C’est la raison pour laquelle nous avons maintenu cet arrêté jusqu’à présent », martèle le Docteur Baba Sall.
En outre, la filière reste essentiellement caractérisée par son manque d’organisation. De plus en plus, on assiste à l’arrivée massive de cuisses de poulets congelés importés qui sont moins chers que le poulet local. Récemment, la Fédération des Acteurs de la Filière Avicole avait fait une sortie à quelques jours de la Korité pour dénoncer l’importation frauduleuse de poulets sur le marché sénégalais. « D’après nos informations, une minorité de commerçants véreux auraient importé frauduleusement des poulets pour le mettre sur le marché à quelques jours de la fête de la Korité en profitant de la forte demande et du sous-effectif des inspecteurs vétérinaires en charge du contrôle de tous les marchés ». Tels sont les propos lancés par les acteurs de la filière avicole qui avaient alors sonné l’alerte pour dénoncer ces malfaiteurs qui risquent de faire introduire la grippe aviaire dans ce pays si des mesures idoines ne sont pas prises. « J’ai vu de mes propres yeux des poulets importés aux marchés Tilène, Castors et Gueule Tapée. Le représentant du Ministère de l’Elevage a confirmé cette fraude avec des preuves à l’appui. Le Ministère avait saisi 500 kg de poulets importés au niveau de Pikine », avait affirmé le président de la FAFA à la veille de la fête de Korité avant d’enchérir : « Il y a un problème entre la filière avicole, le Ministère de l’Elevage et le Ministère du Commerce. Un lobbying extrêmement important est noté au niveau de l’importation. Et ce groupe de lobbyistes ne peut être que les importateurs parce que ce sont eux qui y trouvent leur bénéfice ».
Amadou Mbodj signale notamment que la FAFA est marginalisée parce qu’elle est peut être membre du CNCR. Ce dernier estimant que la plupart des fédérations membres du CNCR sont écartées au moment des ateliers et autres voyages d’étude. Selon lui, le Ministère de l’Elevage favorise l’UNAFA au détriment de la FAFA. « Nous avons travaillé au niveau du Plan National de Développement de l’Elevage. Ensuite, nous avons contribué à la sensibilisation et au moment de mettre ce projet, on nous a laissés en rade, ce qui n’est pas du tout normal », peste Amadou Mbodj. Et Assane Diagne, Secrétaire permanent de la FAFA d’ajouter « On ne sent pas vraiment une mobilisation autour de l’importation frauduleuse de poulets et on n’est pas du tout protégé ».
« Le Sénégal est passé de 7 millions en 2005 à 17 millions 500 mille en 2010 »
Pour les productions de poussins par couvoirs, SEDIMA est en tête avec 26% de la production de volaille. Elle est suivie de SOSEPRA 22%, SEEMAAP 15%, PRODAS 13%, JAILAXMI 12%, les sociétés comme AVI PROD et SAPRAM 4% chacun, Complexe Avicole de Mbao 3% et SENAV 1%. En 2010, le Sénégal a produit 188.915 tonnes d’aliment volailles avec un chiffre d’affaires de 49 milliards. La production locale de viande de volaille industrielle a été de 24.409 tonnes avec un chiffre d’affaires de 36 milliards 704 millions. Et la production nationale d’œufs de consommation a été de 472 millions d’unité, soit un chiffre d’affaires de 28 milliards 320 millions. Les poussins sont exportés au niveau du Mali, de la Guinée, de la Mauritanie et du Burkina Faso. Le nombre de poussins exportés par les couvoirs est estimé 112 mille 150 en 2010.
Amina DIENE (stagiaire)

lundi 28 mai 2012

Entrevue RFI - Président de la Fafa.wmv

Les aviculteurs organisent un « week-end du poulet »


Les acteurs de la filière avicole s’organisent pour mieux prendre en charge les préoccupations du secteur. Dans cette perspective, un « week-end du poulet » va réunir, du 8 au 10 juin prochain, tous ceux qui s’activent autour de la volaille pour montrer les atouts de la filière.
La Fédération des acteurs de la filière avicole (Fafa) organise, du 08 au 10 juin prochain, le « week-end du poulet », dans une perspective de mieux s’organiser et prendre en charge les préoccupations des acteurs. Selon le président de la Fafa, Mokhtar Mbodj, l’ambition est d’explorer toutes les voies susceptibles de contribuer au développement de la filière. La fédération, à en croire son président, travaille à la mise en place d’une coopérative avicole. « Comme son nom l’indique, une coopérative nous permettra d’assurer une disponibilité des intrants avicoles et une accessibilité aux aliments de qualité », affirme M. Mbodj. Ainsi, à travers cet évènement, la Fafa veut rassembler l’ensemble des acteurs de la filière, ses partenaires et le grand public  afin de montrer et de valoriser les atouts de l’aviculture. Elle facilite également les échanges sur  la promotion du secteur pour répondre à l’emploi des jeunes en milieu rural et périurbain et à la sécurité alimentaire.
Cette première activité du genre pour célébrer le dixième anniversaire de la Fafa, créée en mai 2002, devra permettre aussi de renforcer et de développer des partenariats pour faire de l’aviculture un secteur clé dans la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, explique Ibrahima Ndiaye, chargé de la communication. « Les atouts du secteur restent encore méconnus. Notre objectif, c’est de réunir toutes les synergies pour assurer la promotion de notre production », a soutenu M. Ndiaye.
La Fafa compte profiter de ce « week-end du poulet » pour faire son évaluation et dégager les stratégies nécessaires pour booster le secteur qui se distingue par une importante capacité en termes de création d’emplois. « Nous allons aussi profiter de cette manifestation pour faire un plaidoyer pour que l’arrêt des importations de poulets continue », souhaite Assane Diagne, membre de la Fafa. L’organisation des aviculteurs, selon son président, attend à cette « rencontre d’échanges et de réflexion » pas moins de 500 acteurs de la filière qui viendront des différentes régions du pays mais aussi de la sous-région (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Mali, etc.). 
A. MBODJ

MALGRE L'INTERDICTION DE LEUR IMPORTATION : Les cuisses de poulet inondent les marchés de la banlieue



Mercredi 5 Octobre 2011 - 15:37

Ayant fait leur réapparition sur le marché à la veille de la korité, les cuisses de poulets ont aujourd'hui gagné la banlieue. Les populations les achètent comme de petits pain, parce que trouvant que rien de ce qu'on en dit n'est fondé. 



MALGRE L'INTERDICTION DE LEUR IMPORTATION : Les cuisses de poulet inondent les marchés de la banlieue
La forte sensibilisation faite sur les problèmes sanitaires liés à la consommation des cuisses de poulet importées ne convainc pas toujours les Sénégalais, malgré leur interdiction depuis 2005. Ce produit qui avait fait sa réapparition à la veille de Korité au marché Tilène a aujourd'hui gagné la banlieue. Il suffit de faire un tour dans les différents marchés de ladite zone pour se rendre compte que les cuisses de poulet sont bien présentes et les femmes les achètent tous les jours. Des marchés Sahm et Fith-Mith de Guédiawaye au marché Chavanel de Pikine, en passant par le marché Zinc, le constat est le même. Les cuisses importées se vendent bien. 
Rencontrée au marché Sahm de Guédiawaye, Aïcha Ndiaye, seau à la main, nous en donne plus de détails. «Les cuisses n'ont jamais quitté le marché sénégalais même si leur commerce est interdit. Elles sont en vente dans ce marché. La fois passée, je voulais en acheter pour préparer du yassa parce que le poisson se faisait rare. Mais c'est ma soeur qui m'en a dissuadée en me disant qu'elles n'étaient pas bonnes pour la santé. Je ne sais pas si c'est de façon frauduleuse ou non, mais leur importation continue toujours. Ils sont à gogo dans les réfrigérateurs des vendeurs de viande. Seulement, ils les cachent pour éviter de tomber dans les filets des contrôleurs», explique-t-elle. 
Étant du même avis, Seynabou, bébé sur le dos et en pleine discussion avec une vendeuse de légumes, confirme que les cuisses importées n’ont jamais quitté les marchés surtout ceux de la banlieue. «Je ne les achète pas. Je préfère acheter la viande ou le poulet de chair plutôt que ces cuisses. Car, d'après les informations que j'ai reçues, elles sont nuisibles à la santé. Mais elles sont sur le marché». 
Awa Ndiaye : «Ces cuisses n'ont jamais tué personne» Non loin d'elle, Awa Ndiaye, sans attendre qu'on lui pose une question, lance d’un ton dur : «Il n'y a rien de mal à consommer ces cuisses. Elles n'ont jamais tué personne. Et ceux qui les vendent ne forcent personne à acheter». Montrant qu'elle fait fi de l'interdiction, elle ajoute : «Je les achète et personne n'y peut rien». 
Aïda Thiam : «Avec la cherté de la viande et la rareté du poisson, je me rabats sur les cuisses pour préparer des plats exquis à mon mari» 
Vêtue d’un grand boubou blanc, la taille moyenne et le teint clair, Aïda Thiam, elle, consomme les cuisses sans souci. À l’en croire, cela fait un bout de temps qu'elle les mange et elle n'a jamais eu des problèmes de santé ou quoi que ça soit. C'est pourquoi elle dit de manière sans équivoque : «Tant qu'elles sont sur le marché, je les achèterais. Avec la cherté de la viande et la rareté du poisson ces derniers jours, je me rabats sur les cuisses pour préparer des plats exquis à mon mari». 
Fatou Fall gargotière : «Aucun de mes clients ne s'est jamais présenté pour me dire qu'il a eu des maux de ventre à cause des cuisses» 
Gargotière trouvée devant son étal, Fatou Fall soutient qu'elle vend du yassa aux cuisses importées. Le fait de décourager des populations à consommer les cuisses de poulet, elle le condamne. «Tout ce que les gens avancent sur les cuisses importées ne tient pas. Je les ai toujours vendues et je continue à les vendre, aucun de mes clients ne s'est jamais présenté pour me dire qu'il a eu des maux de ventre ou autre chose à cause des cuisses», fulmine-t-elle. 
Ndèye Thioro : «ceux qui interdisent ces cuisses ont les moyens d'acheter de la viande» 
Lui emboîtant le pas, Ndèye Thioro, rencontrée au marché Chavanel de Pikine, indique que les cuisses n'ont jamais quitté le marché et elle les achète. «Tous les samedis, je cuisine les cuisses chez moi et elles ne nous ont donné aucune maladie». Mieux martèle-t-elle, «ceux qui interdisent ces cuisses ont les moyens d'acheter en nombre suffisant les poulets de chair ou de la viande. Mais les baadoolo (pauvres) comme moi se ruent sur les cuisses, qui non seulement sont moins chères, mais permettent de satisfaire une grande famille», lâche-t-elle. 
Vendeur de poulets de chair au marché Zinc de Pikine, Abdou Seck, la trentaine, révèle que les cuisses importées envahissent toujours le marché sénégalais malgré l'interdiction. «Les cuisses inondent le marché. Les commerçants les vendent en cachette parce qu'ils savent que les contrôleurs peuvent à tout moment les surprendre». Se lamentant de la mévente des poulets de chair, il poursuit : «A cause de ces cuisses, nous n'arrivons plus à écouler nos volailles. Les autorités doivent être plus rigoureuses dans leur contrôle et sanctionner sévèrement les importateurs». 
Du côté des vendeurs de viande, c'est l'omerta organisée. Impossible de leur arracher le plus petit mot sur les cuisses interdites. Je n'en vends pas est la réponse qu'ils servent tous. 
Aliou DIOUF ( Stagiaire) 
Le Populaire
La rédaction (Leral.net )

samedi 26 mai 2012

Fédération des Acteurs de la Filière Avicole (FAFA)

Créée en Mars 2002, la Fédération des Acteurs de la Filière Avicole (FAFA) rassemble plusieurs associations professionnelles regroupant les différents acteurs de la filière avicole. Il s’agit de :

Membres affiliés


- Association des Aviculteurs de Dakar (AAD)
- Association des Commerçants de Produits Avicoles (ASCOPA)
- Association des Femmes Professionnelles de l’Aviculture (AFPA)
- Association des Aviculteurs de Saint-Louis (AASL).
- Association pour la Promotion de l’Aviculture au Sénégal (APAS)
- Association des Petits Aviculteurs de Malika (APAM)
- Association Régionale des Aviculteurs de Tambacounda (ARPAT)
- Association pour la Promotion de l’Aviculture dans la Région de Ziguinchor (APARZ)
- Kédougou Encadrement et Orientation du développement Humain (KEOH)
- Association des Femmes Avicultrices du Sénégal (AFAS)

Membres associés


- Association des aviculteurs de Louga
- Association des aviculteurs de Diourbel
- Coopérative des Aviculteurs de Kaolack (CAK)
- Association des aviculteurs de Fatick

Affiliation au CNCR

La F.A.F.A est membre associé du Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) depuis février 2005. Son appartenance au CNCR lui permet de rencontrer et d’échanger avec d’autres acteurs du monde rural sur les enjeux que sont l’amélioration de la productivité des exploitations agricoles familiales et la sécurité alimentaire.

Centre d’intérêt


- Harmoniser nos actions et nos points de vue dans le développement de l’aviculture ;
- Etre un partenaire crédible de l’Etat, et de tous les autres partenaires au développement ;
- Constituer une référence en matière d’organisation de la filière ;
- Maîtriser toutes les étapes de la filière avicole.

Les objectifs de la FAFA


- Fédérer les associations professionnelles de la Filière avicole ;
- Mettre en place un cadre de concertation des différentes associations professionnelles de la filière avicole ;
- Promouvoir la filière ;
- Défendre les intérêts de la filière ;
- Favoriser la solidarité entre ses membres
- Et toute activité liée directement ou indirectement à l’objet social

Réalisations


- Organisation de conférences de presse
- Organisation d’une marche contre les importations désordonnées de produits avicoles ;
- Contribution à la levée de la TVA sur les poussins et l’aliment ;
- Contribution à la suspension provisoire des importations de produits avicoles ;
- Etude commanditée par la FAFA sur les qualités de l’abattage, la distribution et les possibilités de découpe / Dyna Entreprise ;
- Co organisateur du SIAGRO 2002 ;
- De nos jours, grâce à sa forte représentativité sur le plan nationale, la FAFA contrôle près de 50% de la production nationale.

Plan d’action

Pour obtenir copie du plan d’action 2010-2012 de la Fédération des Acteurs de la Filière Avicole (F.A.F.A.), veuillez vous adresser à la Fédération, dont vous trouverez ci-après les coordonnées.

Contact

Makhtar Mbodj
***Tel : (00221) 76 680 01 50
Fédération des Acteurs de la Filière Avicole
Immeuble Sokhna Astou Lo
Sacré-Cœur 1 - BP 21196 - Dakar (Sénégal)
Tél : (00221) 33 825 10 45 - (221) 76 680 01 50 -
Fax : (221) 33 825 10 85
Email : fafavicole@yahoo.fr