L’Interprofession de la filière avicole, qui regroupe l’Union nationale des provendiers du Sénégal, la Fédération des acteurs de la filière avicole et l’Union nationale des accouveurs professionnels du Sénégal, a procédé ce matin à la cérémonie d’installation officielle de son bureau. « Cette interprofession aura pour l’occasion, a assuré son Président Babacar Ngom par ailleurs PDG de la SEDIMA, pour vocation de réfléchir et travailler pour construire une aviculture sénégalaise forte et compétitive et qui permet de mettre à la disposition des Sénégalais des poulets et des œufs de bonne qualité ». « Nous sommes conscients que dans le cadre d’une concertation avec les pouvoirs publics on peut arriver à discuter et voir qu’est ce qui peut être mis en œuvre pour arriver à quelque chose de conséquent » a-t-il indiqué. Ainsi parmi les défis à relever, il a ainsi annoncé la mise à niveau de la filière, et la formation des acteurs. « Nous comptons mettre en place un pool avicole qui sera un centre d’excellence pour la spécialisation en aviculture et nous allons travailler sur plusieurs sujets pour accroitre la compétitivité dans les prochaines années » dira-t-il. Aminata Mbengue Ndiaye ministre de l’élevage qui présidait la rencontre a salué la mise en place de cette interprofession qui était devenue une exigence. Elle a aussi émis le souhait que toutes les filières de l’élevage aient un tel modèle, tout en soulignant le devoir pour les acteurs d’accentuer les concertations pour que cette interprofession de l’aviculture ne sombre pas dans la léthargie
mardi 19 novembre 2013
lundi 18 novembre 2013
Cérémonie d’installation de l’interprofession de la filière avicole (IPAS) le Mardi 19 Novembre 2013
Communiqué de presse
Cérémonie d’installation de l’interprofession de la filière avicole (IPAS)
Mardi 19 Novembre 2013, à 10h, au Radisson Blu
L’aviculture sénégalaise reste très vulnérable du fait, entre autres, de son faible niveau d’organisation, l’accès difficile aux intrants et sa faible valorisation. Ainsi, pour remédier à cette situation, les acteurs ont bien voulu mettre sur pied une interprofession de l’aviculture seul moyen d’organiser la filière avicole Sénégalaise.
L’Interprofession de la filière avicole, qui regroupe l’Union nationale des provendiers du Sénégal, la Fédération des acteurs de la filière avicole et l’Union nationale des accouveurs professionnels du Sénégal, organise la cérémonie d’installation officielle du bureau de l’Interprofession Avicole du Sénégal (IPAS).
La cérémonie, prévue le Mardi 19 Novembre 2013 à 10h au Radisson Blu, sera présidée par Mme Aminata Mbengue NDIAYE, Ministre de l’Elevage et des Productions Animales, en présence de M. Mansour Cama président de la grappe élevage, production et industrie animale de la Stratégie de croissance accélérée (SCA) et M. Ibrahima Wade, secrétaire permanent de la SCA.
Monsieur Babacar Ngom, Directeur général de SEDIMA, a été porté à la tête de l’interprofession Avicole du Sénégal (IPAS), lors de l’assemblée générale constitutive.
Le Président
M. Babacar Ngom
Samedi 16 Novembre 2013
jeudi 10 octobre 2013
INTERPROFESSION DE LA FILIERE AVICOLE
INTERPROFESSION DE LA FILIERE AVICOLE
Babacar Ngom de Sedima devient président
C'est le président du groupe Sedima, Babacar Ngom, qui a été élu président de l’Interprofession avicole du Sénégal, lors de l'assemblée générale des acteurs de cette filière, note un communiqué. L'assemblée générale a été présidée par Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Élevage et des Productions animales, en présence de Mansour Cama, président de la grappe élevage et industrie animale au secrétariat permanent de la Stratégie de croissance accélérée (SCA) et de Ibrahima Wade, le secrétaire permanent de la SCA précise la même source. L’interprofession de la filière avicole regroupe l’Union nationale des provendiers du Sénégal, la Fédération des acteurs de la filière avicole et l’Union nationale des accouveurs professionnels du Sénégal.
Le nouveau président de l'Interprofession avicole, Babacar Ngom, "se donne principalement pour mission la défense des intérêts de la filière avicole auprès des institutions publiques et des partenaires au développement, et de promouvoir les produits avicoles 'origine Sénégal'", renseigne le document, qui ajoute que la filière avicole sénégalaise est l’une des filières agroalimentaires les plus porteuses d’espoir pour la réduction de la pauvreté et la croissance économique du Sénégal. Elle contribue à hauteur de 17% au produit intérieur brut (PIB) de l’élevage et génère un chiffre d’affaires global de 128 milliards de francs Cfa, plus de 30 000 emplois directs et indirects, et une croissance de 44% en cinq ans, ajoute la même source.
INTERPROFESSION DE LA FILIERE AVICOLE
Babacar Ngom de Sedima devient président
C'est le président du groupe Sedima, Babacar Ngom, qui a été élu président de l’Interprofession avicole du Sénégal, lors de l'assemblée générale des acteurs de cette filière, note un communiqué. L'assemblée générale a été présidée par Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Élevage et des Productions animales, en présence de Mansour Cama, président de la grappe élevage et industrie animale au secrétariat permanent de la Stratégie de croissance accélérée (SCA) et de Ibrahima Wade, le secrétaire permanent de la SCA précise la même source. L’interprofession de la filière avicole regroupe l’Union nationale des provendiers du Sénégal, la Fédération des acteurs de la filière avicole et l’Union nationale des accouveurs professionnels du Sénégal.
Le nouveau président de l'Interprofession avicole, Babacar Ngom, "se donne principalement pour mission la défense des intérêts de la filière avicole auprès des institutions publiques et des partenaires au développement, et de promouvoir les produits avicoles 'origine Sénégal'", renseigne le document, qui ajoute que la filière avicole sénégalaise est l’une des filières agroalimentaires les plus porteuses d’espoir pour la réduction de la pauvreté et la croissance économique du Sénégal. Elle contribue à hauteur de 17% au produit intérieur brut (PIB) de l’élevage et génère un chiffre d’affaires global de 128 milliards de francs Cfa, plus de 30 000 emplois directs et indirects, et une croissance de 44% en cinq ans, ajoute la même source.
Babacar Ngom de Sedima devient président
C'est le président du groupe Sedima, Babacar Ngom, qui a été élu président de l’Interprofession avicole du Sénégal, lors de l'assemblée générale des acteurs de cette filière, note un communiqué. L'assemblée générale a été présidée par Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Élevage et des Productions animales, en présence de Mansour Cama, président de la grappe élevage et industrie animale au secrétariat permanent de la Stratégie de croissance accélérée (SCA) et de Ibrahima Wade, le secrétaire permanent de la SCA précise la même source. L’interprofession de la filière avicole regroupe l’Union nationale des provendiers du Sénégal, la Fédération des acteurs de la filière avicole et l’Union nationale des accouveurs professionnels du Sénégal.
Le nouveau président de l'Interprofession avicole, Babacar Ngom, "se donne principalement pour mission la défense des intérêts de la filière avicole auprès des institutions publiques et des partenaires au développement, et de promouvoir les produits avicoles 'origine Sénégal'", renseigne le document, qui ajoute que la filière avicole sénégalaise est l’une des filières agroalimentaires les plus porteuses d’espoir pour la réduction de la pauvreté et la croissance économique du Sénégal. Elle contribue à hauteur de 17% au produit intérieur brut (PIB) de l’élevage et génère un chiffre d’affaires global de 128 milliards de francs Cfa, plus de 30 000 emplois directs et indirects, et une croissance de 44% en cinq ans, ajoute la même source.
samedi 10 août 2013
Un nouveau vaccin contre la variole aviaire disponible
L’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) vient de mettre à la
disposition des aviculteurs un nouveau vaccin contre la variole
aviaire. Sous forme orale, le produit, officiellement lancé mercredi
dernier, est destiné à l’aviculture de campagne, a dit Dr Macoumba
Diouf, directeur général de l’Institut.
Les aviculteurs disposent
maintenant d’un vaccin contre la variole aviaire grâce au génie de
l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra). Ce vaccin permet
ainsi de venir à bout d’une des principales contraintes du développement
de l’aviculture en milieu rural.
Avec la maladie de Newcastle et
les parasitoses, la variole aviaire avait fini de prendre des
proportions inquiétantes en zone rurale. Conscients de ce danger, les
chercheurs de l’Isra ont décidé de réadapter l’ancien vaccin dont la
fabrication avait été arrêtée sous une nouvelle forme orale beaucoup
plus adaptée à l’usage. Ils on travaillé à travers une synergie
d’actions mise en œuvre par le Laboratoire national de recherche
vétérinaire et l’unité Isra-production vaccins grâce à l’appui du Fonds
national de recherches agricoles et agroalimentaires (Fnraa).
Le
produit a été officiellement lancé mercredi dernier, au pôle de Hann, en
présence des producteurs et partenaires de la recherche agricole au
Sénégal. Selon le directeur général de l’Isra, Dr Macoumba Diouf,
l’exécution de ce projet a fini de montrer que l’unité de production de
vaccins du pôle de Hann ne se focalise pas seulement sur la production
mais elle s’investit aussi dans la recherche de solutions pour répondre
aux besoins des producteurs.80 % de sujets à vacciner en milieu rural
Macoumba Diouf a appelé les acteurs à œuvrer pour une large diffusion de
ce nouveau produit à travers le pays. Pour traduire cela en réalité, la
coordonnatrice du projet, Dr Ndèye Fatou Tall Ndiaye, a pris
l’engagement de revoir la stratégie de diffusion des vaccins au Sénégal
en recourant à la communication de masse car, comme elle le soutient, «
ce n’est pas le vaccin qui sauve une vie mais la vaccination ». Avec le
nouveau produit, les responsables du projet se fixent un objectif de 80 %
de sujets à vacciner en milieu rural d’ici aux deux prochaines années.
Il s’agit notamment des poulets, des dindes et des pigeons, a dit Mme
Ndiaye. Elle a, en outre, indiqué que la région de Thiès a été retenue
comme zone test du projet. « Toutes les précautions seront prises pour
rendre efficace ce vaccin sur le terrain », a rassuré Dr Yaya Thiongane
du Laboratoire de recherche vétérinaire de l’Isra.
Un projet soutenu par le Fnraa
Le nouveau vaccin contre la variole aviaire vient élargir la panoplie
des vaccins contre les maladies aviaires au Sénégal. Les chercheurs qui
ont été à l’origine de cette nouvelle trouvaille ont saisi l’occasion
pour magnifier le soutien du Fonds national de recherche agricole et
agroalimentaire (Fnraa) et l’attention qu’il porte au développement de
l’élevage dans le pays. Pour ce nouveau projet, c’est une enveloppe de
70 millions de FCfa du Fnraa qui a été mise à la disposition des
acteurs.
Il vient s’ajouter à la kyrielle de projets qui ont déjà
bénéficié de financement de la part dudit Fonds au Sénégal dans le
domaine de l’élevage. On peut citer, entre autres, le programme
d’amélioration des conditions d’exploitation de l’aviculture
traditionnelle en milieu rural par une réduction de l’incidence de la
maladie de Newcastle et des parasitoses, mené avec succès dans la région
de Saint-Louis. Il ya aussi le projet de développement et de la
diffusion du vaccin I-2 pour venir à bout de la maladie de Newcastle
ainsi que celui de promotion de l’aviculture villageoise par
l’amélioration sanitaire et génétique au Sénégal mis en œuvre dans les
régions de Kaffrine et Tambacounda. Le directeur général du Fnraa, Dr
Pape Sall, a promis de continuer à accompagner le monde rural à travers
le financement de la recherche.
vendredi 10 mai 2013
Désinfecter les marchés, une mesure efficace pour endiguer la grippe aviaire
De simples mesures de désinfection des camions et des équipements
pourraient arrêter la propagation du virus de la grippe aviaire H5N1 sur
les marchés aux volailles vivantes en Asie, affirment lundi 6 avril des
chercheurs, dans une étude publiée dans les Comptes rendus de
l'Académie américaine des sciences (PNAS).
D'après ces
scientifiques français, britanniques et vietnamiens, l'abattage ou la
fermeture des lieux de commerce sont inefficaces, mais des désinfections
tous les jours ont réduit l'ampleur d'une épizootie moyenne de 80 à 89
%. Le même procédé répété tous les deux jours n'a fait baissé la
propagation de l'infection que d'environ 30 %.
Cette approche scientifique nouvelle a l'avantage d'envisager des
me
sures à bas coût et permet facilement de suivre les mouvements des
marchands, souligne Guillaume Fournie, de l'Université de Londres, un
des auteurs de la recherche.
L'ASIE, FOYER INFECTIEUX
On a dénombré 566 cas confirmés d'infection humaine avec H5N1 depuis
2003 dont 332 décès, soit un taux de mortalité de 58 %, selon
l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La Chine s'efforce
actuellement de contenir le nouveau virus H7N9 de la grippe aviaire, qui
n'avait jamais jusqu'alors été transmis des volailles à l'homme et qui a
déjà fait 27 morts dans le pays depuis deux mois.
L'OMS a
affirmé qu'il n'y avait pas eu à ce jour de transmission entre humains
de H7N9, qui, met en garde l'organisation, est l'un des virus de la
grippe les plus mortels, pressant les visiteurs en Chine d'éviter les
marchés aux volailles vivantes. Sur les quelque 120 personnes infectées
depuis la fin mars en Chine, dont un en dehors du pays à Taiwan, 27 sont
décédées, soit un taux de mortalité de 22 %.
mercredi 8 mai 2013
Poulets importés : les acteurs avicoles appellent à plus de vigilance (SENEGAL)
Poulets importés : les acteurs avicoles appellent à plus de vigilance
La Fédération des acteurs de la filière avicole (FAFA) invite les
autorités sénégalaises à plus de vigilance au niveau des frontières et
du Port autonome de Dakar pour éviter l’entrée frauduleuse des poulets
dans le territoire sénégalais.
''Nous demandons à l’Etat,
particulièrement au ministère de l’Elevage de prendre les mesures
nécessaires pour assurer la Vigilance au niveau des frontières et du
port de Dakar et d’organiser des contrôles des inspecteurs vétérinaires
sur les marchés’’, a lancé le président de la FAFA, Amadou Mactar
Mbodji.
''Nous demandons aux
autorités de saisir immédiatement tout poulet importé vendu sur le
marché et d’informer les consommateurs sur les risques sanitaires
encourus et leur permettre de reconnaitre les poulets importés afin de
ne pas les acheter’’, a t-il dit dans un communiqué transmis à l’APS.
Il a salué l’arrestation à Rufisque ‘’de gens véreux qui ont introduit
frauduleusement des poulets dans le territoire sénégalais’’.
''Le
problème de l’introduction frauduleuse de poulets au Sénégal doit être
traité avec beaucoup de rigueur, de célérité et de diligence (…)'',
selon la FAFA.
La Brigade des Douanes de Rufisque de la Subdivision
maritime a saisi, samedi, 100 cartons de cuisses de poulet, soit 1
tonne, selon la Douane sénégalaise.
''Le prévenu, après avoir
accepté de transiger, a été libéré. Lesdites marchandises frauduleuses
ont été détruites'', indique un communiqué transmis à l'APS.
L'importation de cuisses de poulets est interdite au Sénégal.
vendredi 26 avril 2013
Investissement de plus de 74 milliards Fcfa : Fatick a sa ferme avicole
La coopération décentralisée vient de faire ses preuves dans la ville de Fatick, où sera érigée une grande ferme avicole, grâce à la coopération avec une entreprise russe et la commune de ladite ville.L'entreprise russe "Akashevo", en partenariat avec la commune de Fatick, renseigne un communiqué du président de la Commission Communication du Conseil municipal de Fatick,Abdou Latif Ndiaye, procédera à l'installation de la première unité industrielle sous forme de complexe avicole dénommé "A Tiek Sinig" (le poulet du Sine, en Sérère) à Fatick, le mercredi 03 avril 2013 à partir de 10 h, dans la nouvelle zone industrielle.
L’installation de cette unité industrielle, précise le texte, se fera en trois étapes. D’abord la mise en place d’un atelier de transformation pour un investissement, précise le communiqué, s’élève à 1,466 milliards Fcfa. Une telle unité créera une cinquantaine d'emplois, assure le conseiller municipal. Ensuite, la seconde phase, indique le texte, c’est l’installation d’un atelier de production d'une capacité de production de 18.000 tonnes par an, nécessitant un investissement de 42,709 milliards de Fcfa pour 215 emplois. Enfin, un deuxième atelier de production pour un investissement de 30,284 milliards de Fcfa pouvant générer 200 emplois.
L’investissement global de cette unité avicole, selon le texte, s’élève à 74.460.656.400 Fcfa et va créer 465 emplois. Une manière pour cette commune naguère dirigée par l’actuel président de la République, Macky Sall, dans son projet de 500.000 emplois pour son premier quinquennat. Par ailleurs, ajoute le communiqué, «l'unité industrielle va apporter de la valeur ajoutée à la volaille en sous produits dérivés tels que le jambon, les chips à base de poulet».
La cérémonie d’'installation de la première unité industrielle, précise-t-on, sera présidée par le maire de Fatick, Matar Bâ, le ministre de l’Aménagement du Territoire et des Collectivités locales,Mme Arame Ndoye, le directeur de Cabinet du ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, Alioune Sarr, ainsi que de plusieurs autres personnalités administratives et politiques.
La coopération décentralisée vient de faire ses preuves dans la ville de Fatick, où sera érigée une grande ferme avicole, grâce à la coopération avec une entreprise russe et la commune de ladite ville.L'entreprise russe "Akashevo", en partenariat avec la commune de Fatick, renseigne un communiqué du président de la Commission Communication du Conseil municipal de Fatick,Abdou Latif Ndiaye, procédera à l'installation de la première unité industrielle sous forme de complexe avicole dénommé "A Tiek Sinig" (le poulet du Sine, en Sérère) à Fatick, le mercredi 03 avril 2013 à partir de 10 h, dans la nouvelle zone industrielle.
L’installation de cette unité industrielle, précise le texte, se fera en trois étapes. D’abord la mise en place d’un atelier de transformation pour un investissement, précise le communiqué, s’élève à 1,466 milliards Fcfa. Une telle unité créera une cinquantaine d'emplois, assure le conseiller municipal. Ensuite, la seconde phase, indique le texte, c’est l’installation d’un atelier de production d'une capacité de production de 18.000 tonnes par an, nécessitant un investissement de 42,709 milliards de Fcfa pour 215 emplois. Enfin, un deuxième atelier de production pour un investissement de 30,284 milliards de Fcfa pouvant générer 200 emplois.
L’investissement global de cette unité avicole, selon le texte, s’élève à 74.460.656.400 Fcfa et va créer 465 emplois. Une manière pour cette commune naguère dirigée par l’actuel président de la République, Macky Sall, dans son projet de 500.000 emplois pour son premier quinquennat. Par ailleurs, ajoute le communiqué, «l'unité industrielle va apporter de la valeur ajoutée à la volaille en sous produits dérivés tels que le jambon, les chips à base de poulet».
La cérémonie d’'installation de la première unité industrielle, précise-t-on, sera présidée par le maire de Fatick, Matar Bâ, le ministre de l’Aménagement du Territoire et des Collectivités locales,Mme Arame Ndoye, le directeur de Cabinet du ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, Alioune Sarr, ainsi que de plusieurs autres personnalités administratives et politiques.
Communiqué de presse
La Fédération des Acteurs de la Filière Avicole (FAFA) félicite
vivement les Douanes Sénégalaises suite à l’arrestation à Rufisque de
gens véreux qui ont introduit frauduleusement des poulets dans le
territoire sénégalais. Ce produit dangereux pour la santé de nos
concitoyens continue à inonder le marché malgré les alertes que nous
n’arrêtons pas d’envoyer aux autorités du pays.
C’est pourquoi, nous
sonnons l’alerte pour que cessent ces pratiques qui exposent les
consommateurs à de graves dangers sanitaires et compromettent notre
économie locale.
Cette présence de poulets importés sur le marché
sénégalais est à prendre avec la plus haute importance car elle pourrait
plomber les efforts réalisés par les acteurs de la filière pour tripler
la production locale entre 2005 et 2011.
En conséquence, la FAFA pense que le problème de l’introduction
frauduleuse de poulets au Sénégal doit être traité avec beaucoup de
rigueur, de célérité et de diligence.
La grippe aviaire n’est
toujours pas éradiquée. Elle est à nouveau apparue en Chine depuis
quelques semaines, ce qui atteste de la justesse du maintien de la
mesure suspensive de l’importation de poulets qui est en cours.
Ainsi, nous demandons à l’Etat, particulièrement au Ministère de l’Elevage de prendre les mesures nécessaires pour :
- assurer la Vigilance au niveau des frontières et du port de Dakar ;
- organiser des contrôles des inspecteurs vétérinaires sur les marchés ;
- informer les consommateurs sur les risques sanitaires encourus et
leur permettre de reconnaitre les poulets importés afin de ne pas les
acheter ;
- saisir immédiatement tout poulet importé vendu sur le marché.
La FAFA est disposée à travailler avec les services de l’Etat et à
mobiliser tous les acteurs de la filière avicole pour lutter
efficacement contre l’introduction frauduleuse de poulets dans le marché
sénégalais.
Amadou Mactar Mbodj
Président de la Fédération des Acteurs de la Filière Avicole (FAFA)
jeudi 14 juin 2012
Filière avicole : La levée de l’interdiction d’importer du poulet n’est pas à l’ordre du jour
Depuis l’arrêt des importations de poulets en 2005, la filière
avicole sénégalaise se porte bien : son chiffre d’affaire a atteint 110
milliards de francs Cfa en 2011 pour une production de près de 19
millions de poulets. Pour maintenir cette vitalité, les acteurs de la
filière ont, à l’occasion du « week-end du poulet », plaidé pour le
maintien de l’arrêt des importations et la création d’une « zone franche
avicole » afin de lutter contre la pression foncière.
Une levée de l’interdiction d’importation de poulets, en vigueur depuis la pandémie de la grippe aviaire en 2005, n’est pas à l’ordre du jour, malgré les multiples pressions internationales.
Le Brésil avait ainsi porté plainte contre le Sénégal devant l’Organisation mondiale du commerce (Omc) pour protectionnisme. « Une telle levée signifierait la mort de la filière avicole sénégalaise sans compter les conséquences au plan sanitaire », s’alarme Aboubacry Aw, président de l’Association des petits aviculteurs de Malika (Apam), membre de la Fédération des acteurs de la filière avicole (Fafa). « Nous allons résister à ces pressions et nous ne reviendrons pas sur cette mesure [d’interdiction des importations] », rassure Cheikh Tidiane Diop, directeur de cabinet du ministre de l’Elevage. Ces dernières années, le secteur avicole a fait preuve d’un réel dynamisme. En 2011, la production avoisinait les 19 millions de poulets contre 5 millions avant l’arrêt des exportations, pour un chiffre d’affaire de 110 milliards de francs Cfa, note Amadou Makhtar Mbodji, président de la Fafa. La filière emploie également 15.000 personnes.
Cependant, malgré ce dynamisme, la filière est confrontée à un certains nombre de problèmes, notamment la pression foncière dans la zone des Niayes qui a une véritable vocation avicole. A Sangalkam, Keur Massar, etc., plusieurs exploitations avicoles ont ainsi cédé la place à des projets immobiliers. C’est pourquoi, le président de la Fafa préconise la création d’une « zone franche avicole » pour éviter les conflits entre aviculteurs et promoteurs immobiliers.
L’autre contrainte concerne l’absence d’abattages modernes à Dakar et de chambres froides pour la conservation des poulets en période de surproduction (korité, fêtes de fin d’année, etc.). Les aviculteurs réclament aussi une subvention de l’Etat pour l’achat des aliments de la volaille qui « coûte cher », d’après Aboubacry Aw. Le représentant du ministre promet un appui de l’Etat en termes de modernisation, d’encadrement, de formation et de financement à travers le Fonds de stabulation (Fonstab), un mécanisme mis en place par le ministère de l’Elevage pour permettre aux éleveurs de bénéficier de crédits à des taux avantageux (entre 3 et 5 % d’intérêts).
C’est pour marquer son dixième anniversaire et poser les jalons du renforcement de la filière avicole que la Fafa a organisé ce premier « week-end du poulet » (8, 9 et 10 juin). En plus des stands d’expositions, un panel et un concours d’arts culinaires (de volaille) sont au menu.
Le thème retenu est : « pour une aviculture contribuant à la sécurité alimentaire, la promotion de l’emploi et l’équilibre de la balance commerciale du Sénégal ».avicolsenegal@hotmail.fr
Une levée de l’interdiction d’importation de poulets, en vigueur depuis la pandémie de la grippe aviaire en 2005, n’est pas à l’ordre du jour, malgré les multiples pressions internationales.
Le Brésil avait ainsi porté plainte contre le Sénégal devant l’Organisation mondiale du commerce (Omc) pour protectionnisme. « Une telle levée signifierait la mort de la filière avicole sénégalaise sans compter les conséquences au plan sanitaire », s’alarme Aboubacry Aw, président de l’Association des petits aviculteurs de Malika (Apam), membre de la Fédération des acteurs de la filière avicole (Fafa). « Nous allons résister à ces pressions et nous ne reviendrons pas sur cette mesure [d’interdiction des importations] », rassure Cheikh Tidiane Diop, directeur de cabinet du ministre de l’Elevage. Ces dernières années, le secteur avicole a fait preuve d’un réel dynamisme. En 2011, la production avoisinait les 19 millions de poulets contre 5 millions avant l’arrêt des exportations, pour un chiffre d’affaire de 110 milliards de francs Cfa, note Amadou Makhtar Mbodji, président de la Fafa. La filière emploie également 15.000 personnes.
Cependant, malgré ce dynamisme, la filière est confrontée à un certains nombre de problèmes, notamment la pression foncière dans la zone des Niayes qui a une véritable vocation avicole. A Sangalkam, Keur Massar, etc., plusieurs exploitations avicoles ont ainsi cédé la place à des projets immobiliers. C’est pourquoi, le président de la Fafa préconise la création d’une « zone franche avicole » pour éviter les conflits entre aviculteurs et promoteurs immobiliers.
L’autre contrainte concerne l’absence d’abattages modernes à Dakar et de chambres froides pour la conservation des poulets en période de surproduction (korité, fêtes de fin d’année, etc.). Les aviculteurs réclament aussi une subvention de l’Etat pour l’achat des aliments de la volaille qui « coûte cher », d’après Aboubacry Aw. Le représentant du ministre promet un appui de l’Etat en termes de modernisation, d’encadrement, de formation et de financement à travers le Fonds de stabulation (Fonstab), un mécanisme mis en place par le ministère de l’Elevage pour permettre aux éleveurs de bénéficier de crédits à des taux avantageux (entre 3 et 5 % d’intérêts).
C’est pour marquer son dixième anniversaire et poser les jalons du renforcement de la filière avicole que la Fafa a organisé ce premier « week-end du poulet » (8, 9 et 10 juin). En plus des stands d’expositions, un panel et un concours d’arts culinaires (de volaille) sont au menu.
Le thème retenu est : « pour une aviculture contribuant à la sécurité alimentaire, la promotion de l’emploi et l’équilibre de la balance commerciale du Sénégal ».avicolsenegal@hotmail.fr
lundi 4 juin 2012
Aviculture : Le vaccin I-2, efficace contre la maladie de Newcastle
Parmi ses réalisations,
l’unité de production de vaccins de l’Isra fabrique depuis 2002 le
vaccin I-2 thermostable (sous la forme lyophilisée), très connu pour son
efficacité dans la lutte contre la maladie de Newcastle qui était
jusqu’à cette période, la principale cause de mortalité de la volaille
locale. Ce vaccin est recommandé et distribué par la Fao dans les pays
tropicaux et ceux en voie de développement pour augmenter la sécurité
alimentaire des communautés rurales. Malgré l’absence d’un dispositif
technique de haut niveau, l’Isra avait pu bénéficier d’un financement
qui lui avait permis de mettre en place un poulailler de haute sécurité
pour asseoir une production régulière d’œufs de qualité et de produire
la forme liquide du vaccin I-2 qui ne requiert nullement l’usage
d’appareil sophistiqué. Outre la réduction du coût de production,
indique l’Isra, la forme liquide du vaccin (collyre) déjà prête à
l’emploi, la rend plus accessible. Car, selon l’Isra, des vaccins
efficaces existent sur le marché mais ne sont pas toujours adaptés aux
conditions d’utilisation en milieu rural en termes de coût, de
stabilité, de conditionnements réduits et de facilité d’utilisation. Cet
élargissement de la gamme des vaccins a permis au Sénégal de mieux
prendre en charge la couverture sanitaire de sa volaille locale et de
promouvoir l’aviculture villageoise qui concerne les 2/3 de la
population totale de volailles du pays (près de 21millions de sujets).
Le secteur avicole contribue pour près de 16 % au Pib de l’élevage et près de 30 % au revenu total de la production animale.
Le secteur avicole contribue pour près de 16 % au Pib de l’élevage et près de 30 % au revenu total de la production animale.
A. MBODJ
Le prix du poulet est encore élevé au Sénégal comparé aux autres pays africains
Le prix du poulet est encore élevé au Sénégal comparé aux autres pays
africains a déclaré, vendredi à Dakar, Sidy Ndiaye directeur commercial
et marketing de la Société SEDIMA, spécialisé dans la production de
poussins, aliments et matériel avicole au Sénégal, dans un entretien
exclusif avec APA.
''Nous devons arriver à réduire le prix de l’aliment des poulets pour pouvoir participer à la réduction du prix de ce produit de façon assez sensible pour que le consommateur puisse l’acheter à un prix très raisonnable’’, a indiqué M. Ndiaye, interpellé en marge du Salon international des industries et techniques agroalimentaires (SIAGRO).
Actuellement, le prix du poulet de chair se négocie à Dakar autour de 3.000 FCFA.
Selon M. Ndiaye, la consommation par habitant du poulet est encore très faible parce que réservé à une certaine catégorie de populations. A ses yeux, l’ambition de la SEDIMA est de rendre ce produit accessible à tous les Sénégalais.
Pour ce faire l’entreprise a investi des milliards de FCFA dans les poussins de sorte qu’elle importe très peu d’œufs à couver. Ce qui permet à la SEDIMA de vendre les poussins moins cher.
‘’L’aviculture est un secteur à potentiel énorme d’autant plus qu’il peut être à la source de recrutement de beaucoup de Sénégalais’’, a laissé entendre le directeur commercial et marketing de la SEDIMA.
Pour lui, les Sénégalais devraient investir ce créneau parce qu’il y a encore de la place, non seulement pour le marché local, mais aussi pour l’exportation. D’un point de vue sanitaire, M. Ndiaye soutient que l’aviculture peut apporter une meilleure alimentation en termes de protéines parce que le poulet a une viande blanche, diététiquement plus saine.
La SEDIMA a été créée en 1988 sous forme de GIE. Elle emploie actuellement plus de 300 personnes et fait un chiffre d’affaires annuel de 15 milliards de FCFA.
(APA-Dakar)
''Nous devons arriver à réduire le prix de l’aliment des poulets pour pouvoir participer à la réduction du prix de ce produit de façon assez sensible pour que le consommateur puisse l’acheter à un prix très raisonnable’’, a indiqué M. Ndiaye, interpellé en marge du Salon international des industries et techniques agroalimentaires (SIAGRO).
Actuellement, le prix du poulet de chair se négocie à Dakar autour de 3.000 FCFA.
Selon M. Ndiaye, la consommation par habitant du poulet est encore très faible parce que réservé à une certaine catégorie de populations. A ses yeux, l’ambition de la SEDIMA est de rendre ce produit accessible à tous les Sénégalais.
Pour ce faire l’entreprise a investi des milliards de FCFA dans les poussins de sorte qu’elle importe très peu d’œufs à couver. Ce qui permet à la SEDIMA de vendre les poussins moins cher.
‘’L’aviculture est un secteur à potentiel énorme d’autant plus qu’il peut être à la source de recrutement de beaucoup de Sénégalais’’, a laissé entendre le directeur commercial et marketing de la SEDIMA.
Pour lui, les Sénégalais devraient investir ce créneau parce qu’il y a encore de la place, non seulement pour le marché local, mais aussi pour l’exportation. D’un point de vue sanitaire, M. Ndiaye soutient que l’aviculture peut apporter une meilleure alimentation en termes de protéines parce que le poulet a une viande blanche, diététiquement plus saine.
La SEDIMA a été créée en 1988 sous forme de GIE. Elle emploie actuellement plus de 300 personnes et fait un chiffre d’affaires annuel de 15 milliards de FCFA.
(APA-Dakar)
mardi 29 mai 2012
FILIERE AVICOLE SENEGALAISE Menaces sur un secteur très rentable
mardi 8 novembre 2011
Le secteur avicole
sénégalais qui a un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards CFA, fait
face à de réelles difficultés. Les professionnels du secteur se
plaignent d’une situation trop fluctuante liée à l’importation de
produits qui envahissent le marché. Le Brésil a déposé une plainte
devant l’Organisation Mondiale de la Santé (OMC) pour protectionnisme.
Amadou
Mbodj, le président de la Fédération des Acteurs de la Filière Avicole
(FAFA) du Sénégal est formel, la viande de poulet peut être plus
accessible aux Sénégalais si les mesures d’accompagnement adéquates sont
prises pour assister leur secteur. Il s’agit essentiellement de mieux
accompagner les investisseurs et de rassurer davantage sur la question
de l’importation. A ce niveau, Amadou Mbodj explique que le Sénégal est
au banc des accusés à l’OMC. C’est le Brésil qui a saisi les autorités
de l’OMC pour dénoncer des pratiques de protectionnisme révèle le
président de la FAFA. Des concertations se mènent pour apprécier la
plainte du Brésil. Tous les professionnels sont préoccupés par la
question de l’importation car le gouvernement n’a pris qu’un décret de
suspension. Cela ressemble fortement à une épée de Damoclès et beaucoup
d’acteurs hésitent à mettre plus d’argent alors que la production peut
passer du simple au double affirme Mbodj.
Au Sénégal, malgré une longue tradition d’élevage de
poulets, Il n’existe pratiquement pas d’élevage industriel. L’aviculture
sénégalaise constitue pourtant un maillon dynamique de l’économie
nationale. Le secteur avicole sénégalais qui est aujourd’hui à une
production de 15 millions de poulets de chair par an, connaît une hausse
permanente. Elle a créé près de 10 mille emplois directs et indirects
tout en mobilisant un chiffre d’affaires de plus de 30 milliards F Cfa,
dont la moitié est destinée aux investissements structurants. Les
importations des viandes de volaille étaient de 2.412 tonnes en 2000,
3.840 tonnes en 2001, 7.930 tonnes en 2002, 11.950 tonnes en 2003 et
13.697 tonnes en 2004. Entre 2005 et 2010, l’évolution de la production
avicole locale est passée de 6 à 15 millions pour les poussins, 324 à
472 millions pour les œufs, 9 à 24 tonnes pour la viande et enfin 180 à
300 tonnes pour la capacité de production aliment. Ces statistiques, de
la Direction de l’élevage (2010), témoignent d’une nette progression
dans tout le secteur. De plus, environ 15 mille personnes s’affairent
aujourd’hui autour de cette filière très porteuse. Ils sont à la fois
dans la production et dans la distribution. La préparation des volailles
se fait habituellement dans des tueries artisanales améliorées ou non,
intégrées dans des fermes de production de poulets de chair.
Parallèlement, il existe des installations de prestation de service
appelées « déplumeuses », mais aussi des tueries dans les grands marchés
polyvalents. D’après le rapport d’audit sanitaire conjoint (DSV-PDMAS
2010), il existe 11 installations de transformation de volailles dans la
région des Niayes : 7 intégrées dans une ferme de production et 4
« déplumeuses ». Pour l’heure, il existe 2 ou 3 éleveurs qui commencent à
faire de la découpe et à améliorer la qualité commerciale de leurs
produits par un meilleur conditionnement. Ce volet est important car les
pays de l’Union Européenne sont très exigeants dans la qualité.
Les facteurs bloquants
La transformation des produits avicoles est quasi
absente du fait de l’inexistence des unités industrielles et de
formation. On note également quelques facteurs bloquants dans ce secteur
dont la gestion du foncier, la législation, le manque
d’infrastructures, entre autres. Le coût de la production préoccupe
parce que le poussin producteur coûte 4.000 FCFA. Les acteurs du secteur
regrettent également le manque d’infrastructures. En effet, il n’y a
pas d’abattoir-volaille, ni de chambre froide au Sénégal. D’après les
propos d’Amadou Mbodj, président de la Fédération des Acteurs de la
Filière Avicole (FAFA) « Un projet d’environ 17 milliards a été créé
pour améliorer le secteur mais il reste toujours en suspens et ceux qui
sont chargés de sa mise en œuvre évoquent des problèmes de gestion ».
Selon ce dernier, le coût pour disposer d’un abattoir tournerait autour
de 150 millions FCFA. Une fois construit, les acteurs de la filière
pourraient y gagner une part importante de marché. Et, au lieu de 15
millions de poulets (chiffre actuel), le Sénégal passerait alors à 30
millions de poulets par an.
En étalant sa feuille de route et en affichant ses
ambitions, le président de la FAFA n’oublie pas d’évoquer tous les
obstacles auxquels font face les acteurs du secteur avicole : « Je fais
partie des gens qui ont le plus souffert dans ce secteur. Je suis
présent dans la filière depuis plus de 20 ans. En un moment donné,
j’avais arrêté parce que j’avais du mal à écouler 500 poulets avec les
importations en masse. L’Etat n’avait rien fait du tout à cette époque.
Même des vendeurs de poissons au marché poisson de Pikine, s’adonnaient à
la vente de cuisses de poulets », se rappelle M. Mbodj. S’y ajoute que
la carence au niveau du système de congélation a engendré la rupture de
poulets au Sénégal. Non sans oublier le problème financier pour le
stockage et les coupures intempestives de courant qui créent des
désagréments au niveau de la conservation.
Dans la même veine, Idrissa Kama, le président de
l’Union Nationale des Acteurs de Filière Avicole du Sénégal et
vice-président de l’Union des Organisations de la Filière Avicole des
Etats de l’UEMOA rejoint l’idée d’Amadou Mbodj et parle des difficultés
du secteur. « Les investissements au niveau de la filière avicole ne
sont pas encore conséquents. S’agissant des poulets, nous ne sommes pas
encore compétitifs sur le marché. Nous attendons au niveau de l’Etat la
mise en place d’un abattoir. C’est à dire que le Sénégal doit avoir des
chaînes de distribution, des systèmes de congélation pour arriver à un
niveau performant. Nous avions mis en place un programme d’abattoir mais
il reste toujours insignifiant », regrette t-il.
Importation frauduleuse de poulets
En 2005, l’évolution inquiétante de la grippe aviaire
dans le monde avait conduit le Ministère de l’Elevage à introduire un
arrêté interministériel n° 007717 du 24 Novembre 2005. Cet arrêté
interdisait toute importation de produits de l’aviculture et de
matériels avicoles usagés afin de limiter les risques d’introduction de
la grippe aviaire via les circuits commerciaux. Le Ministère d l’Elevage
avait aussi mis en place un Comité National de prévention et de lutte
contre la Grippe Aviaire (CONAGA), un organe multisectoriel et
multidisciplinaire. Malgré tout ce dispositif, l’importation frauduleuse
de poulets continue à inonder le marché sénégalais. Selon Dr Baba Sall
du Ministère de l’Elevage, les agents des services départementaux de
l’élevage de la région de Dakar avaient saisi sur le marché dakarois des
produits frauduleux. En l’occurrence, 14 kg de cuisses de poulets à
Guédiawaye en Juin 2011, 17,5 kg de cuisses de poulets à Pikine Ben
Barack le 17 Août 2011 et 280 poulets entiers produits en Uruguay et au
Brésil pour un poids total de 560 kg le 19 Août 2011. Sans oublier, la
saisie de 120 kg de cuisses de poulets dissimulés dans des cartons de
viandes congelées, en Avril 2011. Ce container pris au niveau du port
provenait d’Italie. Malgré l’essor noté depuis 2005, le risque du virus
H1N1 est toujours là et la filière avicole toujours fragile. « La
maladie est toujours là. C’est la raison pour laquelle nous avons
maintenu cet arrêté jusqu’à présent », martèle le Docteur Baba Sall.
En outre, la filière reste essentiellement caractérisée
par son manque d’organisation. De plus en plus, on assiste à l’arrivée
massive de cuisses de poulets congelés importés qui sont moins chers que
le poulet local. Récemment, la Fédération des Acteurs de la Filière
Avicole avait fait une sortie à quelques jours de la Korité pour
dénoncer l’importation frauduleuse de poulets sur le marché sénégalais.
« D’après nos informations, une minorité de commerçants véreux auraient
importé frauduleusement des poulets pour le mettre sur le marché à
quelques jours de la fête de la Korité en profitant de la forte demande
et du sous-effectif des inspecteurs vétérinaires en charge du contrôle
de tous les marchés ». Tels sont les propos lancés par les acteurs de la
filière avicole qui avaient alors sonné l’alerte pour dénoncer ces
malfaiteurs qui risquent de faire introduire la grippe aviaire dans ce
pays si des mesures idoines ne sont pas prises. « J’ai vu de mes
propres yeux des poulets importés aux marchés Tilène, Castors et Gueule
Tapée. Le représentant du Ministère de l’Elevage a confirmé cette fraude
avec des preuves à l’appui. Le Ministère avait saisi 500 kg de poulets
importés au niveau de Pikine », avait affirmé le président de la FAFA à
la veille de la fête de Korité avant d’enchérir : « Il y a un problème
entre la filière avicole, le Ministère de l’Elevage et le Ministère du
Commerce. Un lobbying extrêmement important est noté au niveau de
l’importation. Et ce groupe de lobbyistes ne peut être que les
importateurs parce que ce sont eux qui y trouvent leur bénéfice ».
Amadou Mbodj signale notamment que la FAFA est
marginalisée parce qu’elle est peut être membre du CNCR. Ce dernier
estimant que la plupart des fédérations membres du CNCR sont écartées au
moment des ateliers et autres voyages d’étude. Selon lui, le Ministère
de l’Elevage favorise l’UNAFA au détriment de la FAFA. « Nous avons
travaillé au niveau du Plan National de Développement de l’Elevage.
Ensuite, nous avons contribué à la sensibilisation et au moment de
mettre ce projet, on nous a laissés en rade, ce qui n’est pas du tout
normal », peste Amadou Mbodj. Et Assane Diagne, Secrétaire permanent de
la FAFA d’ajouter « On ne sent pas vraiment une mobilisation autour de
l’importation frauduleuse de poulets et on n’est pas du tout protégé ».
« Le Sénégal est passé de 7 millions en 2005 à 17 millions 500 mille en 2010 »
Pour les productions de poussins par couvoirs, SEDIMA
est en tête avec 26% de la production de volaille. Elle est suivie de
SOSEPRA 22%, SEEMAAP 15%, PRODAS 13%, JAILAXMI 12%, les sociétés comme
AVI PROD et SAPRAM 4% chacun, Complexe Avicole de Mbao 3% et SENAV 1%.
En 2010, le Sénégal a produit 188.915 tonnes d’aliment volailles avec un
chiffre d’affaires de 49 milliards. La production locale de viande de
volaille industrielle a été de 24.409 tonnes avec un chiffre d’affaires
de 36 milliards 704 millions. Et la production nationale d’œufs de
consommation a été de 472 millions d’unité, soit un chiffre d’affaires
de 28 milliards 320 millions. Les poussins sont exportés au niveau du
Mali, de la Guinée, de la Mauritanie et du Burkina Faso. Le nombre de
poussins exportés par les couvoirs est estimé 112 mille 150 en 2010.
Amina DIENE
(stagiaire)
lundi 28 mai 2012
Les aviculteurs organisent un « week-end du poulet »
Les acteurs de la filière avicole s’organisent pour mieux prendre en charge les préoccupations du secteur. Dans cette perspective, un « week-end du poulet » va réunir, du 8 au 10 juin prochain, tous ceux qui s’activent autour de la volaille pour montrer les atouts de la filière.
La Fédération des acteurs de la filière avicole (Fafa) organise, du 08 au 10 juin prochain, le « week-end du poulet », dans une perspective de mieux s’organiser et prendre en charge les préoccupations des acteurs. Selon le président de la Fafa, Mokhtar Mbodj, l’ambition est d’explorer toutes les voies susceptibles de contribuer au développement de la filière. La fédération, à en croire son président, travaille à la mise en place d’une coopérative avicole. « Comme son nom l’indique, une coopérative nous permettra d’assurer une disponibilité des intrants avicoles et une accessibilité aux aliments de qualité », affirme M. Mbodj. Ainsi, à travers cet évènement, la Fafa veut rassembler l’ensemble des acteurs de la filière, ses partenaires et le grand public afin de montrer et de valoriser les atouts de l’aviculture. Elle facilite également les échanges sur la promotion du secteur pour répondre à l’emploi des jeunes en milieu rural et périurbain et à la sécurité alimentaire.
Cette première activité du genre pour célébrer le dixième anniversaire de la Fafa, créée en mai 2002, devra permettre aussi de renforcer et de développer des partenariats pour faire de l’aviculture un secteur clé dans la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, explique Ibrahima Ndiaye, chargé de la communication. « Les atouts du secteur restent encore méconnus. Notre objectif, c’est de réunir toutes les synergies pour assurer la promotion de notre production », a soutenu M. Ndiaye.
La Fafa compte profiter de ce « week-end du poulet » pour faire son évaluation et dégager les stratégies nécessaires pour booster le secteur qui se distingue par une importante capacité en termes de création d’emplois. « Nous allons aussi profiter de cette manifestation pour faire un plaidoyer pour que l’arrêt des importations de poulets continue », souhaite Assane Diagne, membre de la Fafa. L’organisation des aviculteurs, selon son président, attend à cette « rencontre d’échanges et de réflexion » pas moins de 500 acteurs de la filière qui viendront des différentes régions du pays mais aussi de la sous-région (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Mali, etc.).
La Fédération des acteurs de la filière avicole (Fafa) organise, du 08 au 10 juin prochain, le « week-end du poulet », dans une perspective de mieux s’organiser et prendre en charge les préoccupations des acteurs. Selon le président de la Fafa, Mokhtar Mbodj, l’ambition est d’explorer toutes les voies susceptibles de contribuer au développement de la filière. La fédération, à en croire son président, travaille à la mise en place d’une coopérative avicole. « Comme son nom l’indique, une coopérative nous permettra d’assurer une disponibilité des intrants avicoles et une accessibilité aux aliments de qualité », affirme M. Mbodj. Ainsi, à travers cet évènement, la Fafa veut rassembler l’ensemble des acteurs de la filière, ses partenaires et le grand public afin de montrer et de valoriser les atouts de l’aviculture. Elle facilite également les échanges sur la promotion du secteur pour répondre à l’emploi des jeunes en milieu rural et périurbain et à la sécurité alimentaire.
Cette première activité du genre pour célébrer le dixième anniversaire de la Fafa, créée en mai 2002, devra permettre aussi de renforcer et de développer des partenariats pour faire de l’aviculture un secteur clé dans la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, explique Ibrahima Ndiaye, chargé de la communication. « Les atouts du secteur restent encore méconnus. Notre objectif, c’est de réunir toutes les synergies pour assurer la promotion de notre production », a soutenu M. Ndiaye.
La Fafa compte profiter de ce « week-end du poulet » pour faire son évaluation et dégager les stratégies nécessaires pour booster le secteur qui se distingue par une importante capacité en termes de création d’emplois. « Nous allons aussi profiter de cette manifestation pour faire un plaidoyer pour que l’arrêt des importations de poulets continue », souhaite Assane Diagne, membre de la Fafa. L’organisation des aviculteurs, selon son président, attend à cette « rencontre d’échanges et de réflexion » pas moins de 500 acteurs de la filière qui viendront des différentes régions du pays mais aussi de la sous-région (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Mali, etc.).
A. MBODJ
MALGRE L'INTERDICTION DE LEUR IMPORTATION : Les cuisses de poulet inondent les marchés de la banlieue
Mercredi 5 Octobre 2011 - 15:37
Ayant fait leur réapparition sur le marché à la veille de la korité, les cuisses de poulets ont aujourd'hui gagné la banlieue. Les populations les achètent comme de petits pain, parce que trouvant que rien de ce qu'on en dit n'est fondé.
La forte sensibilisation faite sur les problèmes sanitaires liés à la consommation des cuisses de poulet importées ne convainc pas toujours les Sénégalais, malgré leur interdiction depuis 2005. Ce produit qui avait fait sa réapparition à la veille de Korité au marché Tilène a aujourd'hui gagné la banlieue. Il suffit de faire un tour dans les différents marchés de ladite zone pour se rendre compte que les cuisses de poulet sont bien présentes et les femmes les achètent tous les jours. Des marchés Sahm et Fith-Mith de Guédiawaye au marché Chavanel de Pikine, en passant par le marché Zinc, le constat est le même. Les cuisses importées se vendent bien.
Rencontrée au marché Sahm de Guédiawaye, Aïcha Ndiaye, seau à la main, nous en donne plus de détails. «Les cuisses n'ont jamais quitté le marché sénégalais même si leur commerce est interdit. Elles sont en vente dans ce marché. La fois passée, je voulais en acheter pour préparer du yassa parce que le poisson se faisait rare. Mais c'est ma soeur qui m'en a dissuadée en me disant qu'elles n'étaient pas bonnes pour la santé. Je ne sais pas si c'est de façon frauduleuse ou non, mais leur importation continue toujours. Ils sont à gogo dans les réfrigérateurs des vendeurs de viande. Seulement, ils les cachent pour éviter de tomber dans les filets des contrôleurs», explique-t-elle.
Étant du même avis, Seynabou, bébé sur le dos et en pleine discussion avec une vendeuse de légumes, confirme que les cuisses importées n’ont jamais quitté les marchés surtout ceux de la banlieue. «Je ne les achète pas. Je préfère acheter la viande ou le poulet de chair plutôt que ces cuisses. Car, d'après les informations que j'ai reçues, elles sont nuisibles à la santé. Mais elles sont sur le marché».
Awa Ndiaye : «Ces cuisses n'ont jamais tué personne» Non loin d'elle, Awa Ndiaye, sans attendre qu'on lui pose une question, lance d’un ton dur : «Il n'y a rien de mal à consommer ces cuisses. Elles n'ont jamais tué personne. Et ceux qui les vendent ne forcent personne à acheter». Montrant qu'elle fait fi de l'interdiction, elle ajoute : «Je les achète et personne n'y peut rien».
Aïda Thiam : «Avec la cherté de la viande et la rareté du poisson, je me rabats sur les cuisses pour préparer des plats exquis à mon mari»
Vêtue d’un grand boubou blanc, la taille moyenne et le teint clair, Aïda Thiam, elle, consomme les cuisses sans souci. À l’en croire, cela fait un bout de temps qu'elle les mange et elle n'a jamais eu des problèmes de santé ou quoi que ça soit. C'est pourquoi elle dit de manière sans équivoque : «Tant qu'elles sont sur le marché, je les achèterais. Avec la cherté de la viande et la rareté du poisson ces derniers jours, je me rabats sur les cuisses pour préparer des plats exquis à mon mari».
Fatou Fall gargotière : «Aucun de mes clients ne s'est jamais présenté pour me dire qu'il a eu des maux de ventre à cause des cuisses»
Gargotière trouvée devant son étal, Fatou Fall soutient qu'elle vend du yassa aux cuisses importées. Le fait de décourager des populations à consommer les cuisses de poulet, elle le condamne. «Tout ce que les gens avancent sur les cuisses importées ne tient pas. Je les ai toujours vendues et je continue à les vendre, aucun de mes clients ne s'est jamais présenté pour me dire qu'il a eu des maux de ventre ou autre chose à cause des cuisses», fulmine-t-elle.
Ndèye Thioro : «ceux qui interdisent ces cuisses ont les moyens d'acheter de la viande»
Lui emboîtant le pas, Ndèye Thioro, rencontrée au marché Chavanel de Pikine, indique que les cuisses n'ont jamais quitté le marché et elle les achète. «Tous les samedis, je cuisine les cuisses chez moi et elles ne nous ont donné aucune maladie». Mieux martèle-t-elle, «ceux qui interdisent ces cuisses ont les moyens d'acheter en nombre suffisant les poulets de chair ou de la viande. Mais les baadoolo (pauvres) comme moi se ruent sur les cuisses, qui non seulement sont moins chères, mais permettent de satisfaire une grande famille», lâche-t-elle.
Vendeur de poulets de chair au marché Zinc de Pikine, Abdou Seck, la trentaine, révèle que les cuisses importées envahissent toujours le marché sénégalais malgré l'interdiction. «Les cuisses inondent le marché. Les commerçants les vendent en cachette parce qu'ils savent que les contrôleurs peuvent à tout moment les surprendre». Se lamentant de la mévente des poulets de chair, il poursuit : «A cause de ces cuisses, nous n'arrivons plus à écouler nos volailles. Les autorités doivent être plus rigoureuses dans leur contrôle et sanctionner sévèrement les importateurs».
Du côté des vendeurs de viande, c'est l'omerta organisée. Impossible de leur arracher le plus petit mot sur les cuisses interdites. Je n'en vends pas est la réponse qu'ils servent tous.
Aliou DIOUF ( Stagiaire)
Le Populaire
Rencontrée au marché Sahm de Guédiawaye, Aïcha Ndiaye, seau à la main, nous en donne plus de détails. «Les cuisses n'ont jamais quitté le marché sénégalais même si leur commerce est interdit. Elles sont en vente dans ce marché. La fois passée, je voulais en acheter pour préparer du yassa parce que le poisson se faisait rare. Mais c'est ma soeur qui m'en a dissuadée en me disant qu'elles n'étaient pas bonnes pour la santé. Je ne sais pas si c'est de façon frauduleuse ou non, mais leur importation continue toujours. Ils sont à gogo dans les réfrigérateurs des vendeurs de viande. Seulement, ils les cachent pour éviter de tomber dans les filets des contrôleurs», explique-t-elle.
Étant du même avis, Seynabou, bébé sur le dos et en pleine discussion avec une vendeuse de légumes, confirme que les cuisses importées n’ont jamais quitté les marchés surtout ceux de la banlieue. «Je ne les achète pas. Je préfère acheter la viande ou le poulet de chair plutôt que ces cuisses. Car, d'après les informations que j'ai reçues, elles sont nuisibles à la santé. Mais elles sont sur le marché».
Awa Ndiaye : «Ces cuisses n'ont jamais tué personne» Non loin d'elle, Awa Ndiaye, sans attendre qu'on lui pose une question, lance d’un ton dur : «Il n'y a rien de mal à consommer ces cuisses. Elles n'ont jamais tué personne. Et ceux qui les vendent ne forcent personne à acheter». Montrant qu'elle fait fi de l'interdiction, elle ajoute : «Je les achète et personne n'y peut rien».
Aïda Thiam : «Avec la cherté de la viande et la rareté du poisson, je me rabats sur les cuisses pour préparer des plats exquis à mon mari»
Vêtue d’un grand boubou blanc, la taille moyenne et le teint clair, Aïda Thiam, elle, consomme les cuisses sans souci. À l’en croire, cela fait un bout de temps qu'elle les mange et elle n'a jamais eu des problèmes de santé ou quoi que ça soit. C'est pourquoi elle dit de manière sans équivoque : «Tant qu'elles sont sur le marché, je les achèterais. Avec la cherté de la viande et la rareté du poisson ces derniers jours, je me rabats sur les cuisses pour préparer des plats exquis à mon mari».
Fatou Fall gargotière : «Aucun de mes clients ne s'est jamais présenté pour me dire qu'il a eu des maux de ventre à cause des cuisses»
Gargotière trouvée devant son étal, Fatou Fall soutient qu'elle vend du yassa aux cuisses importées. Le fait de décourager des populations à consommer les cuisses de poulet, elle le condamne. «Tout ce que les gens avancent sur les cuisses importées ne tient pas. Je les ai toujours vendues et je continue à les vendre, aucun de mes clients ne s'est jamais présenté pour me dire qu'il a eu des maux de ventre ou autre chose à cause des cuisses», fulmine-t-elle.
Ndèye Thioro : «ceux qui interdisent ces cuisses ont les moyens d'acheter de la viande»
Lui emboîtant le pas, Ndèye Thioro, rencontrée au marché Chavanel de Pikine, indique que les cuisses n'ont jamais quitté le marché et elle les achète. «Tous les samedis, je cuisine les cuisses chez moi et elles ne nous ont donné aucune maladie». Mieux martèle-t-elle, «ceux qui interdisent ces cuisses ont les moyens d'acheter en nombre suffisant les poulets de chair ou de la viande. Mais les baadoolo (pauvres) comme moi se ruent sur les cuisses, qui non seulement sont moins chères, mais permettent de satisfaire une grande famille», lâche-t-elle.
Vendeur de poulets de chair au marché Zinc de Pikine, Abdou Seck, la trentaine, révèle que les cuisses importées envahissent toujours le marché sénégalais malgré l'interdiction. «Les cuisses inondent le marché. Les commerçants les vendent en cachette parce qu'ils savent que les contrôleurs peuvent à tout moment les surprendre». Se lamentant de la mévente des poulets de chair, il poursuit : «A cause de ces cuisses, nous n'arrivons plus à écouler nos volailles. Les autorités doivent être plus rigoureuses dans leur contrôle et sanctionner sévèrement les importateurs».
Du côté des vendeurs de viande, c'est l'omerta organisée. Impossible de leur arracher le plus petit mot sur les cuisses interdites. Je n'en vends pas est la réponse qu'ils servent tous.
Aliou DIOUF ( Stagiaire)
Le Populaire
La rédaction (Leral.net )
samedi 26 mai 2012
Fédération des Acteurs de la Filière Avicole (FAFA)
Créée en Mars 2002, la Fédération des Acteurs de la Filière Avicole
(FAFA) rassemble plusieurs associations professionnelles regroupant les
différents acteurs de la filière avicole. Il s’agit de :
Membres affiliés
Membres associés
Affiliation au CNCR
La F.A.F.A est membre associé du Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) depuis février 2005. Son appartenance au CNCR lui permet de rencontrer et d’échanger avec d’autres
acteurs du monde rural sur les enjeux que sont l’amélioration de la
productivité des exploitations agricoles familiales et la sécurité
alimentaire.
Centre d’intérêt
Les objectifs de la FAFA
Réalisations
Plan d’action
Pour obtenir copie du plan d’action 2010-2012 de la Fédération des
Acteurs de la Filière Avicole (F.A.F.A.), veuillez vous adresser à la
Fédération, dont vous trouverez ci-après les coordonnées.
Contact
***Tel : (00221) 76 680 01 50
Fédération des Acteurs de la Filière Avicole
Immeuble Sokhna Astou Lo
Sacré-Cœur 1 - BP 21196 - Dakar (Sénégal)
Tél : (00221) 33 825 10 45 - (221) 76 680 01 50 -
Fax : (221) 33 825 10 85
Email : fafavicole@yahoo.fr
mercredi 18 avril 2012
Senegal La filière locale respire (poulet de chairs et pondeuse)
AVICULTURE:La filière locale respire
Posted on24 August 2009.
Sur la dizaine de couvoirs en activités au Sénégal, 4 structures ont assuré près des ¾ de la production nationale de poussins en 2008. Il s’agit de SEDIMA (le tiers), PRODAS (14%), CAM (12%), SOSEPRA (11%). Ce qui dénote une activité en évolution par rapport aux années précédentes, même si après deux années de hausse exponentielle, les mises en élevage de poussins chair ont faiblement progressé, comparées à celles de 2007 : elles étaient de 13,1 millions d’individus contre 12,7 millions en 2007. Ce qui semble indiquer une stabilisation de la demande au niveau des élevages de volailles chair. Par rapport à 2005, le nombre de poussins chair mis en élevage a toutefois plus que doublé, passant de 5,3 à 11,4 millions de sujets.
On se souvient que c’est en 2005 que les autorités sénégalaises, en réponse à l’extension des foyers de grippe aviaire, au nom du principe de précaution, avaient décidé l’interdiction de toutes importations de viandes. Cette mesure semble avoir eu l’heur de libérer le potentiel de développement de la filière avicole moderne du pays.
Dans la veine, les mises en élevage de poussins ponte continuent d’enregistrer une croissance sensible et régulière, totalisant en 2008, 1,8 millions de sujets contre un peu plus de 1,6 en 2007.
En 2008 toujours, le Sénégal a exporté 159 750 poussins de chair et de ponte, soit moins de 2% de la production nationale.
Certes en aval, les infrastructures d’abattage des volailles font défaut, ce qui pose des problèmes d’accessibilité et de qualité des produits. Cela n’a pas empêché la production moderne de viande de volaille d’enregistrer en 2008, une hausse de +25% par rapport à 2007, s’établissant à 20 450 tonnes. La production a ainsi généré un revenu global de 30 milliards FCfa contre 25 milliards FCfa en 2007. Quant à la production d’oeufs à couver, elle a totalisé, en 2008, 631 millions d’unités, pour un chiffre d’affaires de 38 milliards FCFA contre 418 millions d’oeufs en 2007, soit une hausse de plus de 50% du nombre d’unités.
Depuis 2005, année de l’interdiction des importations de viandes de volailles, les importations d’oeufs à couver avaient fortement progressé. Entre 2005 et 2008, celles-ci ont doublé et sont passées 6,1 millions à 12,9 millions d’unités. Toutefois, en 2008, elles ont régressé d’un peu plus de 3%. Cette baisse résulte du développement des élevages de reproducteurs au Sénégal depuis 2005.
Si les élevages modernes se concentrent principalement à la périphérie des grandes villes du pays, principalement Dakar, Thiès, Saint-Louis, l’aviculture traditionnelle, elle, est le fait des petits producteurs qui la pratiquent à domicile ou dans les vergers. On la retrouve dans l’Ouest du pays – avec Thiès, Tivaouane, Mbour, et Diourbel –, le Centre – Kaolack, Kaffrine, Nioro – et au Sud du pays – Kolda, Vélingara, Sédhiou – et dans une moindre mesure à Dakar. Selon la Direction de l’Elevage, l’aviculture traditionnelle totalisait sur deux années consécutives, 2006 et 2007, quelque 22 millions de volailles.
source sud
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